mardi 9 janvier 2018

LA MONTAGNE À ROMÉO COUPÉE À BLANC ?


Source : wikimini


Dans le bon vieux temps, comme on dit, la colline qui se dresse en bordure du rang Saint-André dans le sud du territoire de Saint-Bernard-de-Lacolle servait de pacage communautaire pour les éleveurs des environs et c’était un spectacle apprécié de voir les jeunes enfants des fermiers se transformer en bergers pour y mener ou en ramener les bêtes.

Délaissée ensuite durant quelques années, cette colline qu’on continue d’appeler familièrement la Montagne à Roméo (du nom de son ancien propriétaire Roméo Guay) est revenue brutalement dans l’actualité locale lorsqu’elle a été achetée par un promoteur qui prévoyait la raser à blanc.

Vue l’émotion générale suscitée par ce projet, le maire René Dupuis et son conseil décident, en 1986, d’acheter le site dans une perspective récréo-écologique.

Divers aménagements y sont entrepris dont le tracé de pistes de ski et de sentiers pédestres, creusage d’un étang servant de patinoire l’hiver, installation d’un camp scout etc.

Vue aérienne partielle du parc - Source :  Google
L’initiative est très appréciée et les projets vont bon train, mais le nouveau conseil dirigé par le maire André Garceau s’inquiète.

Le parc est situé en zone agricole.  La Commission de protection du territoire agricole a permis son utilisation à des fins autres qu’agricoles, mais de l'avis du conseil cette autorisation ne protège pas vraiment contre les appétits des promoteurs ni contre les nouvelles orientations éventuelles des futurs élus de la municipalité.

D’où l’idée se soumettre, en 1994, un projet de loi privé visant à assurer la pérennité du parc.

Il est très bien accueilli tant par le parti libéral au pouvoir (pour quelques mois encore) que le parti québécois et son adoption ne soulève aucune objection.

C’est ainsi que le 17 juin 1994 entre en vigueur la Loi concernant l'établissement du parc municipal de Saint-Bernard-de-Lacolle, loi qui institue la montagne à Roméo « parc municipal de la Municipalité de Saint-Bernard-de-Lacolle », ce qui le soustrait à l’emprise de la CPTAQ et lui assure la permanence.

Depuis, des aménagements supplémentaires ont été réalisés et le parc ne cesse d’augmenter ses attraits.

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